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Recherche Médée

Medea Research
Mathilde Girard
2025 France 57' Français
mer 26
mars
21h00
Arlequin 1
Réserver
+ débat/Q&A : Recherche Médée
ven 28
mars
14h00
Saint André des Arts 3
Réserver
+ débat/Q&A : Being John Smith + Manal Issa 2024
Dans la même séance : Being John Smith Manal Issa, 2024
Dans la même séance : Being John Smith Manal Issa, 2024
© Mathilde Girard_La société Acéphale
© Mathilde Girard_La société Acéphale
© Mathilde Girard_La société Acéphale

Je cherche Médée. Je mène l’enquête sur ce qu’on sait d’elle, ce qu’on ne dit pas, et ce qu’elle nous apprend de nous-mêmes. Un texte surgit : Médée-matériau, de Heiner Müller. On prête nos voix à ce personnage – peut-être cette fois saura-t-on l’entendre.


Mathilde Girard passe Médée-Matériau, court texte d’Heiner Müller et relecture du mythe de Médée, à ses amies. Dans leurs petites cuisines, au dîner, en repassant, on lit le texte, on dit le texte, on s’en parle, on cherche Médée qui semble introuvable et partout à la fois. Pas pour rejouer le mythe mais plutôt pour en éprouver le retentissement. Recherche Médée devient un espace de fouille : par ce texte qui s’impose autant qu’il se refuse, le film avance de lectures en relectures, d’analyses en bonnes discussions et aide à parler de ce qu’on est. Les unes les autres sont traversées par des questions de vie qui pressent, des questions d’amour, des questions de parentalité, de responsabilité, des questions de solitudes. Comment se raconter ? Trouver ce que l’on désire ? Révéler ce qu’on a pris l’habitude de taire ? La recherche s’affirme alors comme une tentative d’écouter autrement, de lire à l’envers les lectures imposées et de trouver ce qu’on a à dire. On lit des textes écrits avec le ventre pour l’occasion depuis les escaliers étroits de l’immeuble d’une amie, on cherche l’autre, pour mieux raconter où l’on est soi. On creuse, jusqu’à ce que le film se fasse percer par une étrange nécessité : sans explosion tragique ou retour au mythe, pas de sang, pas de fureur ou de barbarie, juste une intensité contenue. C’est peut être l’effet de cette intimité révélée ou des tragédies ordinaires ou de ce monde, « qu’on vit avec beaucoup d’émotions ». Le film trouve une place dans un vide laissé entre la douceur et l’irréparable et nous laisse entrevoir que ce qui a été délié ici, va pouvoir se lier autrement. 

Clémence Arrivé Guezengar

Lire l’entretien avec Mathilde Girard

Mathilde Girard

Née en 1979 à Paris, Mathilde Girard est psychanalyste, écrivaine et réalisatrice. Docteure en philosophie, elle a publié plusieurs ouvrages autour de la notion de communauté dans la pensée contemporaine (chez Georges Bataille et Jean-Luc Nancy) et récemment un ouvrage de prose, Les Indications pour le corps. Au cinéma, elle travaille depuis plusieurs années comme scénariste aux côtés de Pierre Creton. Elle a écrit avec lui trois longs métrages : Va, Toto ! (2017), Le Bel Été (2019), et Un prince (2023). Son premier film, Les Épisodes – Printemps 2018, a reçu le Prix du Premier Film au FID Marseille en 2020, son deuxième film, Que quelque chose vienne, le prix Georges de Beauregard au FID Marseille 2023.

mer 26
mars
21h00
Arlequin 1
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ven 28
mars
14h00
Saint André des Arts 3
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Dans la même séance : Being John Smith Manal Issa, 2024
Production :
Société Acéphale, Mathilde Girard
Image :
Robin Fresson, Raimon Gaffier
Son :
Luc Chessel, Mariette Mathieu-Goudier
Montage :
Léo Richard
Contact copie :
Société Acéphale / lorenzo@societeacephale.com

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